Archive for the ‘Art’ Category

Photos du Concert du 31/07/2010

Tuesday, August 10th, 2010

The Bright Brown band and the Marmottard

The Bright Brown band and the Marmottard



Quelques amis m’ont envoyé des photos de mon récent concert, surtout que je n’ai pas d’appareil photo. La seule photo où l’on voit à peu près tout le groupe est celle-ci. Évidemment c’est toujours le bassiste que l’on voit pas: ce satané homme de l’ombre. ;-)
De gauche à droite:

  • Sue san, guitare et chant, qui s’avère aussi être le propriétaire du Bright Brown;
  • Jehan, moi-même, à l’harmonica et au chant (Marmot aussi était là, mais lui aussi est un homme une marmotte de l’ombre);
  • Hideki, à la batterie;
  • Blues’n Curtain, que nous appelons plutôt Shimo hors scène, guitare et chant;
  • Gedy, basse et voix.

Photo prise par un ami, Matthew. Les autres photos de la série sont là Jehan blues gig, par Matthew Romaine.
Il se peut que je mette à jour avec d’autre photos ou vidéos (ou liens) quand des amis m’en envoient et si je n’ai pas la flemme de les uploader. Une amie a même filmé le concert dans son intégralité!

Concert à Nakano, Tokyo le 31 juillet 2010

Friday, July 30th, 2010

Salut tout le monde,
je suis vraiment désolé du manque de nouvelles. En plus j’ai la série d’explication des technologies de sécurité du web à finir (surtout que les brouillons sont presque terminées depuis des semaines!).
En attendant, si jamais pas le plus grand des hasards, certains de mes lecteurs se trouvent actuellement à Tokyo, au Japon, je donne un concert demain soir dans un bar blues. Oui je préviens un peu tard, je sais. Mais si vous êtes dans les parages, n’hésitez pas à passer, ce sera génial (sisi, puisque je vous le dis!).


- date: 7月31日
- ouverture du bar 20:00
- début du concert 20:30
- location:blues bar “Bright Brown”, 中野.東京 (Nakano, Tokyo)

Voir http://www011.upp.so-net.ne.jp/nakano-BB/schedule/index.html for the details:

Jehan “Takagi” Pages(h,vo)
壮行会パーティー avec
BLUES’n CURTAIN(g,vo)
Sue~(g,vo)
GEDY(b)
中山英貴(dr)

円1000

Pour trouver l’emplacement: http://www011.upp.so-net.ne.jp/nakano-BB/map/index.html.
Le bar se trouve très proche (2 à 3 minutes de marche) de Nakano station (中野駅).

Quoi qu’il en soit, amusez-vous bien, reposez-vous, etc. À bientôt.

Impromptu

Thursday, January 31st, 2008

Dans la catégorie des billets sans aucun intérêt, autrement dans la section sur “ma vie”, j’ai eu un petit blanc dernièrement parce que je faisais finalement pas mal de choses en même temps, trop sûrement; la conséquence était que je n’arrivais plus rien à faire. Puis soudainement samedi 19, voici que sans raison, seul, sur une petite route de campagne à 30 km de Reims, dans une courbe assez gentille, ma moto (pas la Roadwin 125 de mon billet des débuts du présent journal; entretemps j’ai passé mon permis et ai acheté une Honda CB 500) dérape. Je vais essayer de profiter de la semaine de congés maladie qu’il me reste pour réparer ma fracture à une clavicule et pour régler les détails qui doivent l’être. Peut-être que ce break va m’être profitable dans un sens pour recentrer certaines choses. Par contre la saison de volley est terminée en temps que joueur pour moi, semblerait-il…

Au passage, il est très rare de voir des enregistrements vidéos ou audios de moi quand je joue, notamment car je n’ai pas de caméra (ni vraiment d’appareil photo). Mais pour ceux qui peuvent se demander ce que je faisais vers Reims, une amie d’ami (celui qui m’avait invité pour le voir jouer en l’occurrence) m’a envoyé cette vidéo qu’elle a mise sur YouTube (remarquez le texte incrusté, etc. Pour un peu, je me croirais une star :p):
http://www.youtube.com/watch?v=F1m-GOa4ujE

Ça fait vraiment étrange de se voir et de s’entendre jouer de l’extérieur. Surtout que plus j’ai regardé cet enregistrement pour voir ce que ça donnait, moins je me suis trouvé bon… Désespérant le travail qu’il reste à faire, encore et toujours…

Syd n’est pas mort!

Wednesday, December 12th, 2007

Malgré le fait que le groupe “Red Shank” soit, lui par contre, plutôt mort, Syd vit sa vie. Je parle bien entendu du morceau Syd qui avait brisé les cœurs. ;-)

Plus sérieusement le webmaster de Audiocite.net me contacte tout à l’heure par messagerie privée pour me dire avoir réutilisé le dit-morceau comme fond sonore d’un poème de Vincent Jost: Prostré (licence Art Libre). Donc on peut dire que ce morceau se fait sa vie modestement. Syd Barret, l’original, aussi vit un peu après sa mort à travers ce genre d’hommage ceci dit (bien qu’il vit déjà beaucoup plus à travers ses propres morceaux).

Lionel (le compositeur) pour sa part a trouvé ça plutôt marrant. Quant à moi, je trouve ça vraiment cool. Et merci à Frédéric (le webmaster d’Audiocite.net) de m’avoir prévenu pour cette utilisation, c’est vraiment sympa.
Voilà pour cette petite brève sur une réutilisation d’une œuvre Libre à laquelle j’ai participée (bien qu’il ne s’agissait que d’une ébauche et que ça aurait été bien qu’on mène le “projet” à terme).
‘lus!

Les contes de fées

Friday, November 30th, 2007

J’ai longuement hésité à écrire ce billet et créer cette catégorie “littérature” — que j’inaugure par ce billet — parce que je me demandais si ça intéressait du monde de savoir ce que je lis, et surtout… ce que j’en pensais.
Après tout, tout le monde lit (plus ou moins) et a un avis. Est-ce si intéressant de savoir ce que les autres ont pensé? N’est-ce pas seulement notre opinion qui importe quand il est question d’art? Mais d’un autre côté, j’ai moi-même découvert des choses car on me les a conseillées. Je verrai si je continuerai à l’avenir et surtout si ça vaut le coup de parler exhaustivement de mes lectures (pas si nombreuses) ou juste des plus marquantes. Pour commencer, je ne vais parler que des marquantes (en bien de préférence pour l’instant, ou du moins en critique honnête, sauf si vraiment je veux crier ma rage).

Sous ce titre “contes de fées”, je vais parler de 2 œuvres. Il est très dur de parler d’œuvres classiques, car il existe déjà de nombreuses critiques bien mieux écrites que les miennes.
Mais je voulais néanmoins faire part des sentiments que j’ai éprouvé en lisant les contes des frères Grimm d’une part, Peter Pan de Sir Matthew Barry de l’autre, car les deux lectures m’ont marqué, à des niveaux différents.

Contes de Grimm

En fait, un seul sentiment, tout pourrait se résumer en un mot simple: dégoût. Très franchement, j’ai du mal à comprendre comment des œuvres aussi horribles ont pu bercer notre jeunesse. Pour une fois, heureusement que ça a été édulcoré par le marketing Disney… Ou bien? Est-ce si sûr? Car finalement les valeurs prônées par ces contes restent là, en suspens. Elles sont juste mieux cachées, et elles éduquent nos jeunes. Au moins les histoires originelles ont cela d’honnêtes que ces morales sont horribles, mais claires. Les versions Disney ou assimilé par contre ont les mêmes morales, mais fourbes.
Bon, où veux-je en venir? Et bien, imaginez des histoires dont le seul but est de dire que “l’argent fait le bonheur”, que “les beaux sont bons, les bons sont beaux; les moches sont méchants, les méchants sont moches”, que “le pouvoir fait le bonheur”, que “le mariage rend heureux” et autres morales du même goût. Vous avez maintenant l’ensemble de l’œuvre des frères Grimm. Personnellement quand un conte se finit avec la méchante belle sœur punie qui crache des crapeaux à chaque mot, ok c’est horrible. Par contre que la gentille héroïne elle se marie avec le prince charmant et crache des pièces d’or à chaque mot… vous trouvez ça vraiment cool? Bon c’est certes un chouille moins écoeurant que les crapeaux, mais perso pour moi c’est tout aussi horrible de vivre ainsi en crachant des pièces (même si c’est de l’or). Mais non… l’héroïne est riche, elle est mariée, tout est bien qui finit bien!
Grimm Brothers Monument at Hanau (Germany), sculpted by Syrius Eberle
Quand on en arrive à une histoire où l’héroïne se marie avec son propre père à la fin, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, vous trouvez ça cool vous? Ben heureusement, le père est roi, il est riche, donc tout va bien.

Enfin voilà. très personnellement ces contes m’ont dégoûté des contes de fée. Je ne critique pas les frères Grimm attention. Je sais pertinemment que leur rôle n’a été que de la transcription, un boulot simple d’historien. Ils se sont contentés de répertorier les contes ancestraux des villages qui allaient se perdre. Et heureusement qu’ils l’ont fait. C’est toujours moche de perdre une partie de son histoire et de son folklore. Donc d’un strict point de vue historique, c’est intéressant. Pour la sauvegarde du patrimoine, pour savoir ce qu’il en est, mais aussi où on en est, je ne vais pas dire le contraire, c’est bien de lire ces contes. Par contre, par pitié ce sont des histoires d’un autre temps, donc d’autres mœurs (mais la société actuelle a-t-elle vraiment d’autres mœurs?), et qui véhiculent des morales que je trouve absolument révoltantes. Alors qu’on ne nous sérine plus de la gentille bergère pauvre qui atteint le bonheur parfait avec la mariage, la richesse et le pouvoir, je trouve ça horrible.
C’est donc une lecture intéressante, instructive, mais fort désagréable. Par contre il est vrai qu’on comprend mieux ainsi comment notre société en arrive (à vous de mettre ce que vous voulez dans ce “là”, pour une fois, pas de lien) avec ce background philosophique.

Peter Pan

Pour poursuivre sur les contes, je vais maintenant en citer un autre, qui est par contre bien plus beau. Il a également été édulcoré par les Majors du cinéma dans les diverses adaptations, car c’est vrai qu’il est dur. Pourtant il n’en reste pas moins beau. Il s’agit du très célèbre Peter Pan. Tout le monde connaît en particulier l’adaptation de Disney. Ces dernières années ont d’ailleurs connu un renouveau des adaptations, des suites, des remakes, des histoires parallèles sur tout média. Mais combien de ces œuvres voguent réellement sur les messages de l’œuvre originelle, et sur l’univers décrit? Combien de personnes connaissent le roman originel, écrit par Sir Mattew Barry?

Statue de Peter Pan à Kensington Gardens, Londres, Royaume-Uni
Pour reprendre à la première question, je dirais que personnellement je ne connais qu’une seule œuvre qui réponde au critère (peut-être y en a-t-il d’autres, mais alors je ne les connais pas, pourtant j’en ai vu des versions). Il s’agit de la bande dessinée éponyme de Régis Loisel. Contrairement à la plupart des adaptations, cette BD a pris la liberté d’imaginer “l’avant Barry” (et pourtant c’est la plus proche de l’œuvre de Sir Barry selon moi): d’où vient Peter Pan? Qui était-il? Comment est-il devenu Peter Pan? Tant de questions à la réponse très dure, brutale et acide trouvent réponse dans la bande dessinée de Loisel. En tant que grand fan de bandes dessinées — et de Loisel aussi depuis — je ne saurais que vous conseiller de lire l’histoire de Peter Pan selon Loisel, et d’admirer ses dessins fabuleux. Attention, vous allez pleurer. C’est une histoire aussi dure que belle.

Pour la seconde question, vous y aurez répondu de vous-même: personne ou presque ne connaît l’œuvre originelle. Et pourtant… ô combien elle est plus intéressante, plus profonde que la plupart des adaptations. Il s’agit d’une véritable étude de l’enfance. On raconte que Barry était un grand enfant, qu’il refusait justement de grandir, et qu’il a toujours aimé s’amuser avec les enfants. Cependant son histoire montre bien qu’il n’en avait pas moins parfaitement cerné l’enfance, le comportement enfantin, et tous ses travers. La cruauté de l’enfance et des enfants, nous connaissons tous ça. Est-on étonné alors que le petit garçon du pays imaginaire qui ne veut pas grandir n’a rien à envier en cruauté au capitaine Crochet lui-même? (celui que Barry disait — pour faire une cross-référence, et un hommage à l’île au trésor — être le seul pirate au monde qui faisait peur à Barbecue… notre bon vieux Long John Silver)
Mais tout est jeu pour Peter. Jusque dans les combats contre les pirates où il sait se montrer rieur et fair-play (ce que d’aucun appellerait de la naïveté, voire de la bêtise. Et c’est aussi le cas puisqu’il risque gros, mais vous verrez plus bas pourquoi il n’apprend jamais de ses erreurs et reste constamment un enfant naïf), tout en étant sanguinaire et meurtrier.
Qui savait que Clochette n’était pas simplement une gentille petite peste? Non ça c’est pour les petits enfants qui rigolent qu’on dit ça. C’était en fait le machiavélisme réincarné dans un corps potelet, mignon. La belle et mignonne petite poupée meurtrière… Jamais elle n’a regretté ses trahisons, ses tentatives de meurtre à l’égard de Wendy… Non, elle aimait Pan, et tout est bon pour le garder pour elle seule. Quand J.K. Rowling a voulu montrer que l’amour est beau et arrive à rendre bon les “méchants” (lire le dernier tome pour comprendre de qui je parle), elle n’a pas montré les travers de l’amour possessif. Clochette est à elle seule la représentation des extrémités auxquelles peut conduire l’amour.
Mais dans cette étude de l’enfance, l’une des caractéristiques les plus dures de cet univers est “l’oubli perpétuel”. Encore une fois, je n’ai vu cet aspect du pays imaginaire retranscrit (et surtout bien retranscrit) que dans l’œuvre de Loisel. En effet, qu’est-ce qui définit l’adulte? L’apprentissage. Les leçons de la vie. Les coups durs qu’on a connu. Et donc comment empêcher les enfants de grandir? En oubliant, tout simplement. Les personnages principaux oublient tout au fur et à mesure. Ils se réinventent leur vie à chaque instant. Des parents qui nous aiment? C’est quoi un parent? Un ami mort? Non je le connais pas. Je peux vous dire que cela donne des passages qui donnent des frissons (aussi bien dans le conte de Barry que dans la BD de Loisel). Est-ce vraiment de la chance de pouvoir oublier tous les mauvais moments d’une vie? Même quand ça implique d’oublier les bons moments aussi? Question philosophique à creuser, et qui l’a déjà souvent été.

Peter Pan, l’original, est donc un livre très fort, qui prend aux tripes et que les gens devraient lire, car il a été mis dans cette histoire 1000 fois plus que dans la version Disney (même si l’histoire est la même, je parle de tout l’univers). En plus, c’est très court, donc pas d’excuse. Vous apprendrez à découvrir qui était vraiment ce petit enfant qui ne voulait pas grandir, tellement fou qu’il était prêt à tuer ses camarades s’ils ne jouaient pas convenablement le jeu, heureux car il ne connaissait pas le malheur, triste car il ne connaissait pas le bonheur.

Conclusion

Au final, deux classiques des contes de fées, deux sensibilités. L’un, catalogue historique de contes sans que je comprenne comment cela peut faire rêver qui que ce soit. L’autre véritable réflexion sur la vie, sur l’enfance, sur l’adulte, sur soi. Je n’en conseille qu’un des deux personnellement si votre but est d’avoir un moment agréable, Peter Pan. Magnifique.

Note: la première photo est celle de la statue des frères Grimm, à Hanau en Allemagne, photographié par Dr. Meierhofer (licence GFDL); la seconde représente Peter Pan, célèbre statue de Kensington Gardens, à Londres au Royaume-Uni, photographié par Sebjarod et lâchée dans le domaine public (pour autant que ce soit possible, en France nous n’avons pas le droit d’abandonner nos droits par exemple).