Les contes de fées
J’ai longuement hésité à écrire ce billet et créer cette catégorie “littérature” — que j’inaugure par ce billet — parce que je me demandais si ça intéressait du monde de savoir ce que je lis, et surtout… ce que j’en pensais.
Après tout, tout le monde lit (plus ou moins) et a un avis. Est-ce si intéressant de savoir ce que les autres ont pensé? N’est-ce pas seulement notre opinion qui importe quand il est question d’art? Mais d’un autre côté, j’ai moi-même découvert des choses car on me les a conseillées. Je verrai si je continuerai à l’avenir et surtout si ça vaut le coup de parler exhaustivement de mes lectures (pas si nombreuses) ou juste des plus marquantes. Pour commencer, je ne vais parler que des marquantes (en bien de préférence pour l’instant, ou du moins en critique honnête, sauf si vraiment je veux crier ma rage).
Sous ce titre “contes de fées”, je vais parler de 2 œuvres. Il est très dur de parler d’œuvres classiques, car il existe déjà de nombreuses critiques bien mieux écrites que les miennes.
Mais je voulais néanmoins faire part des sentiments que j’ai éprouvé en lisant les contes des frères Grimm d’une part, Peter Pan de Sir Matthew Barry de l’autre, car les deux lectures m’ont marqué, à des niveaux différents.
Contes de Grimm
En fait, un seul sentiment, tout pourrait se résumer en un mot simple: dégoût. Très franchement, j’ai du mal à comprendre comment des œuvres aussi horribles ont pu bercer notre jeunesse. Pour une fois, heureusement que ça a été édulcoré par le marketing Disney… Ou bien? Est-ce si sûr? Car finalement les valeurs prônées par ces contes restent là, en suspens. Elles sont juste mieux cachées, et elles éduquent nos jeunes. Au moins les histoires originelles ont cela d’honnêtes que ces morales sont horribles, mais claires. Les versions Disney ou assimilé par contre ont les mêmes morales, mais fourbes.
Bon, où veux-je en venir? Et bien, imaginez des histoires dont le seul but est de dire que “l’argent fait le bonheur”, que “les beaux sont bons, les bons sont beaux; les moches sont méchants, les méchants sont moches”, que “le pouvoir fait le bonheur”, que “le mariage rend heureux” et autres morales du même goût. Vous avez maintenant l’ensemble de l’œuvre des frères Grimm. Personnellement quand un conte se finit avec la méchante belle sœur punie qui crache des crapeaux à chaque mot, ok c’est horrible. Par contre que la gentille héroïne elle se marie avec le prince charmant et crache des pièces d’or à chaque mot… vous trouvez ça vraiment cool? Bon c’est certes un chouille moins écoeurant que les crapeaux, mais perso pour moi c’est tout aussi horrible de vivre ainsi en crachant des pièces (même si c’est de l’or). Mais non… l’héroïne est riche, elle est mariée, tout est bien qui finit bien!
Quand on en arrive à une histoire où l’héroïne se marie avec son propre père à la fin, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, vous trouvez ça cool vous? Ben heureusement, le père est roi, il est riche, donc tout va bien.
Enfin voilà. très personnellement ces contes m’ont dégoûté des contes de fée. Je ne critique pas les frères Grimm attention. Je sais pertinemment que leur rôle n’a été que de la transcription, un boulot simple d’historien. Ils se sont contentés de répertorier les contes ancestraux des villages qui allaient se perdre. Et heureusement qu’ils l’ont fait. C’est toujours moche de perdre une partie de son histoire et de son folklore. Donc d’un strict point de vue historique, c’est intéressant. Pour la sauvegarde du patrimoine, pour savoir ce qu’il en est, mais aussi où on en est, je ne vais pas dire le contraire, c’est bien de lire ces contes. Par contre, par pitié ce sont des histoires d’un autre temps, donc d’autres mœurs (mais la société actuelle a-t-elle vraiment d’autres mœurs?), et qui véhiculent des morales que je trouve absolument révoltantes. Alors qu’on ne nous sérine plus de la gentille bergère pauvre qui atteint le bonheur parfait avec la mariage, la richesse et le pouvoir, je trouve ça horrible.
C’est donc une lecture intéressante, instructive, mais fort désagréable. Par contre il est vrai qu’on comprend mieux ainsi comment notre société en arrive là (à vous de mettre ce que vous voulez dans ce “là”, pour une fois, pas de lien) avec ce background philosophique.
Peter Pan
Pour poursuivre sur les contes, je vais maintenant en citer un autre, qui est par contre bien plus beau. Il a également été édulcoré par les Majors du cinéma dans les diverses adaptations, car c’est vrai qu’il est dur. Pourtant il n’en reste pas moins beau. Il s’agit du très célèbre Peter Pan. Tout le monde connaît en particulier l’adaptation de Disney. Ces dernières années ont d’ailleurs connu un renouveau des adaptations, des suites, des remakes, des histoires parallèles sur tout média. Mais combien de ces œuvres voguent réellement sur les messages de l’œuvre originelle, et sur l’univers décrit? Combien de personnes connaissent le roman originel, écrit par Sir Mattew Barry?

Pour reprendre à la première question, je dirais que personnellement je ne connais qu’une seule œuvre qui réponde au critère (peut-être y en a-t-il d’autres, mais alors je ne les connais pas, pourtant j’en ai vu des versions). Il s’agit de la bande dessinée éponyme de Régis Loisel. Contrairement à la plupart des adaptations, cette BD a pris la liberté d’imaginer “l’avant Barry” (et pourtant c’est la plus proche de l’œuvre de Sir Barry selon moi): d’où vient Peter Pan? Qui était-il? Comment est-il devenu Peter Pan? Tant de questions à la réponse très dure, brutale et acide trouvent réponse dans la bande dessinée de Loisel. En tant que grand fan de bandes dessinées — et de Loisel aussi depuis — je ne saurais que vous conseiller de lire l’histoire de Peter Pan selon Loisel, et d’admirer ses dessins fabuleux. Attention, vous allez pleurer. C’est une histoire aussi dure que belle.
Pour la seconde question, vous y aurez répondu de vous-même: personne ou presque ne connaît l’œuvre originelle. Et pourtant… ô combien elle est plus intéressante, plus profonde que la plupart des adaptations. Il s’agit d’une véritable étude de l’enfance. On raconte que Barry était un grand enfant, qu’il refusait justement de grandir, et qu’il a toujours aimé s’amuser avec les enfants. Cependant son histoire montre bien qu’il n’en avait pas moins parfaitement cerné l’enfance, le comportement enfantin, et tous ses travers. La cruauté de l’enfance et des enfants, nous connaissons tous ça. Est-on étonné alors que le petit garçon du pays imaginaire qui ne veut pas grandir n’a rien à envier en cruauté au capitaine Crochet lui-même? (celui que Barry disait — pour faire une cross-référence, et un hommage à l’île au trésor — être le seul pirate au monde qui faisait peur à Barbecue… notre bon vieux Long John Silver)
Mais tout est jeu pour Peter. Jusque dans les combats contre les pirates où il sait se montrer rieur et fair-play (ce que d’aucun appellerait de la naïveté, voire de la bêtise. Et c’est aussi le cas puisqu’il risque gros, mais vous verrez plus bas pourquoi il n’apprend jamais de ses erreurs et reste constamment un enfant naïf), tout en étant sanguinaire et meurtrier.
Qui savait que Clochette n’était pas simplement une gentille petite peste? Non ça c’est pour les petits enfants qui rigolent qu’on dit ça. C’était en fait le machiavélisme réincarné dans un corps potelet, mignon. La belle et mignonne petite poupée meurtrière… Jamais elle n’a regretté ses trahisons, ses tentatives de meurtre à l’égard de Wendy… Non, elle aimait Pan, et tout est bon pour le garder pour elle seule. Quand J.K. Rowling a voulu montrer que l’amour est beau et arrive à rendre bon les “méchants” (lire le dernier tome pour comprendre de qui je parle), elle n’a pas montré les travers de l’amour possessif. Clochette est à elle seule la représentation des extrémités auxquelles peut conduire l’amour.
Mais dans cette étude de l’enfance, l’une des caractéristiques les plus dures de cet univers est “l’oubli perpétuel”. Encore une fois, je n’ai vu cet aspect du pays imaginaire retranscrit (et surtout bien retranscrit) que dans l’œuvre de Loisel. En effet, qu’est-ce qui définit l’adulte? L’apprentissage. Les leçons de la vie. Les coups durs qu’on a connu. Et donc comment empêcher les enfants de grandir? En oubliant, tout simplement. Les personnages principaux oublient tout au fur et à mesure. Ils se réinventent leur vie à chaque instant. Des parents qui nous aiment? C’est quoi un parent? Un ami mort? Non je le connais pas. Je peux vous dire que cela donne des passages qui donnent des frissons (aussi bien dans le conte de Barry que dans la BD de Loisel). Est-ce vraiment de la chance de pouvoir oublier tous les mauvais moments d’une vie? Même quand ça implique d’oublier les bons moments aussi? Question philosophique à creuser, et qui l’a déjà souvent été.
Peter Pan, l’original, est donc un livre très fort, qui prend aux tripes et que les gens devraient lire, car il a été mis dans cette histoire 1000 fois plus que dans la version Disney (même si l’histoire est la même, je parle de tout l’univers). En plus, c’est très court, donc pas d’excuse. Vous apprendrez à découvrir qui était vraiment ce petit enfant qui ne voulait pas grandir, tellement fou qu’il était prêt à tuer ses camarades s’ils ne jouaient pas convenablement le jeu, heureux car il ne connaissait pas le malheur, triste car il ne connaissait pas le bonheur.
Conclusion
Au final, deux classiques des contes de fées, deux sensibilités. L’un, catalogue historique de contes sans que je comprenne comment cela peut faire rêver qui que ce soit. L’autre véritable réflexion sur la vie, sur l’enfance, sur l’adulte, sur soi. Je n’en conseille qu’un des deux personnellement si votre but est d’avoir un moment agréable, Peter Pan. Magnifique.
Note: la première photo est celle de la statue des frères Grimm, à Hanau en Allemagne, photographié par Dr. Meierhofer (licence GFDL); la seconde représente Peter Pan, célèbre statue de Kensington Gardens, à Londres au Royaume-Uni, photographié par Sebjarod et lâchée dans le domaine public (pour autant que ce soit possible, en France nous n’avons pas le droit d’abandonner nos droits par exemple).

salut, voila mon idée sur les deux livres dont tu parles, que j’ai lu et aimé

1 / lis donc La Psychologie des Contes de Fées de Bettelheim
2/ je suis bien d’accord avec ton avis sur Peter Pan et Loisel
Par contre, dans ton introduction, tu te tires tout seul dans les pattes en disant que d’autres écrivent mieux. Bon, ton style est pas terrible, c’est vrai, mais c’est pas seulement le style qui compte
je trouve que tu as une bonne analyse, de bonnes idées, manque un peu de structure, mais bon, le style, ça se travaille, alors courage faut continuer
Bonjour,
Je ne suis pas d’accord avec vous sur les contes des frères Grimm, partageant l’avis de Bettelheim et à priori de kaloobaia. La psychanalyse des contes de fées, même si on est pas versé dans la psychanalyse est vraiment un livre très intéressant.
Autrement concernant cette partie: “Quand on en arrive à une histoire où l’héroïne se marie avec son propre père à la fin, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, vous trouvez ça cool vous?”
J’ai bien vérifié la jeune fille n’épouse pas son père mais un autre roi (c’est une version de peau d’âne) et ce conte est très moral car il explique que la jeune fille en refusant son père et en se sauvant, en s’éloignant (en prenant son indépendance) a pu découvrir l’amour et le bonheur (Dans un autre type de langage, ça aide à la résolution de l’Oedipe).
Wow c’est vieux cet article. Bien que ça ne me dérange pas de revenir sur de vieux articles, je me demande si je ne devrais pas fermer les commentaires quand ça devient trop vieux.
Enfin pour répondre, je ne peux malheureusement pas vérifier ma version de l’intégrale des Grimm, parce que je n’ai pas le livre avec moi actuellement. Néanmoins ce qu’il me semble me rappeler, c’était que la fille s’enfuit, puis est trouvée par les hommes du roi dans les bois. Ensuite elle travaille en cuisine mais va en cachette aux fêtes du roi avec ses robes. Néanmoins il se peut que j’ai mal compris. Ou bien la traduction n’était pas très bonne (j’ai lu une version en français). Je pense aussi que ce n’était peut-être pas très clair dans l’original également: il s’agissait alors d’un autre roi. C’est probable.
Quoiqu’il en soit, cela n’a pas grande importance pour mon argumentation principale. C’est toujours dans la même lignée: au final, le couple est heureux en (parce que?) épousant un roi, donc un homme riche et puissant. Elle se trouve elle aussi être de lignée royale — tant qu’à faire! –; elle est belle comme personne, aidée par la gentille fée, etc. Toujours la même rengaine.
L’autre jour, j’ai zappé sur un film d’animation (c’était en Russie, mais je pense que c’était un film occidental, mais c’était y a déjà quelques mois donc mon souvenir est flou. C’est peut-être pas trop dur à retrouver, mais j’ai la flemme là) où l’histoire en gros, c’était un prince (genre parfait, beau, gentil, vaillant, etc.) qui cherchait une princesse pour se marier (ok, déjà donc il cherche un amour spontané: j’aime! Hum…). La prétendante la plus sérieuse (bête, méchante, etc.) ne l’intéresse pas mais il ne trouve aucune autre princesse qui lui plaise, hormis une fille dans un village sur qui il tombe un peu par hasard. Clairement elle lui plaît, mais vite il se reprend. Après tout ce n’est qu’une villageoise. Bon là divers rebondissements et à la fin on apprend qu’en fait la villageoise était d’une vieille lignée princière perdue et que la méchante prétendante n’est même pas de lignée noble en réalité mais le prétendait seulement!
Bon donc «tout est bien qui finit bien», ils vécurent heureux, blablabla. Perso, ce genre de morale, de logique en soi même, encore et toujours, me choque (ça peut être mis au goût du jour. Dans les films modernes, ce seront sûrement de riches industriels, mais gentils hein, pas comme tous les autres… bien sûr…).
Attention, je l’ai déjà dit dans l’article, les contes de Grimm sont intéressants (en psychanalyse notamment, historiquement aussi, mais sur plein d’autres aspects encore) et sont sûrement à lire. Et je pense que c’était une excellente initiative de la part des Grimm de récolter ainsi tous ces vieux contes avant qu’ils ne se perdent. Il n’y a pas de souci là dessus et aucune critique envers les Grimm qui ont fait un excellent boulot (ils auraient écrit ces contes en tant qu’auteurs par contre, j’aurais été plus critique sur leur travail, mais là ils sont surtout des rapporteurs historiques). Je constate simplement une morale de société terrifiante qui me fait encore et toujours frémir. Régulièrement on tombe sur des exemples de cette sorte, et l’idée que c’est ce qui berce notre humanité depuis des siècles (et continuera encore longtemps probablement, même si certaines mentalités changent, sur certains aspects seulement par contre) me fait vraiment peur.
Voilà. Bye et merci pour vos avis.
Salut,
pourqoui cette vue terriblement en noir et blanc des contes des Grimm?
Je pense que les contes ouvrent l’interprétation et l’amour à la fin de chaque conte me semble être plutôt une image…il me semble bien qu’en étant amoureux on voit son amoureux(se) comme le roi/la reine de son coeur (même s’il s’agit d’une villagoise). Et il me semble aussi qu’en ce stade (d’amoureux) on souhaite à tous et soi même de vivre pour toujours et heureux.
Qu’est ce qu’il faut donc raconter à un enfant? Que l’amour va se transformer en terrible cauchemar…bof je ne sais pas…autant se suicider à l’âge de 4 ans, vu que la vie n’apporte que malheur…
POUR INFO et Lecture:
http://www.lexpress.fr/culture/livre/la-psychanalyse-des-contes-de-fees_802383.html
Salut Bageerah,
merci pour cet article intéressant. Dans le peu qu’il développe à partir du contenu du livre (a priori), je ne suis pas contre, bien au contraire (l’intérêt du conte cruel par exemple est un concept intéressant en effet. D’ailleurs « Peter Pan », que je conseille ici, est un conte particulièrement cruel). Je ne faisais que remettre en cause la définition du « dénouement heureux » dans le cas particulier des contes des Grimm (je ne connais pas tous les contes du monde, ni même de France, je ne suis pas une expert, je ne parle ici que des contes des Grimm que j’avais lus à l’époque).
Tu me dis dans ton avant dernier commentaire que « l’on » voit son amoureux/se comme un(e) roi/reine. Excuse moi de ne pas être d’accord avec cette généralisation. C’est peut-être le cas de certaines (beaucoup?) personnes, et vraisemblablement le tien, à la lecture de ton message, mais sûrement pas le mien en tous cas.
Pour moi, c’est un peu une question de morale, celle qui entoure la société liée aux contes en question (la société occidentale, je dirais pour les Grimm); et notamment si on parle d’enfants destinataires du conte (comme dans l’article que tu cites), la morale que l’on souhaite inculquer à des enfants. La mienne, personnelle, n’inclue pas le fait d’être riche, puissant, beau, noble (ou autres caractéristiques des héros de ces contes) comme but dans la vie, comme « dénouement heureux » à souhaiter atteindre (que le chemin soit dur ou non).
Et je ne considère pas l’opposé de cette vision du monde (ou de l’amour comme tu le soulèves, même si ce n’est pas le seul élément selon moi) comme un terrible cauchemar ou un malheur, comme tu le soulignes. Au contraire. À vrai dire, je dirais même que — si c’est ton cas — j’aurais tendance à croire (mais je peux me tromper) que c’est toi qui risque d’être déçu(-e?) parce que ce n’est pas ça l’amour (selon moi, encore une fois, et je ne suis pas forcément une référence). Donc tu seras peut-être même plus sujet à suicide que moi (c’est toi qui parles de suicide, je ne fais que reprendre l’exemple que j’ai personnellement trouvé un peu crû), si tu attends vraiment ta princesse ou ton prince charmant.
Attention, je ne parle pas d’être « réaliste » ou autre terme qui signifierait « non l’amour en réalité, c’est dur, etc. ». Je dis juste que l’amour n’est pas comparable à des choses comme la royauté/l’argent/le pouvoir et ne devrait pas avoir à subir telle comparaison. L’amour peut justement être quelque chose de bien plus beau que cela, mais il faut déjà se libérer d’une telle image.
Bon pour conclure, je lirai peut-être un jour ce livre psychanalytique que vous me mentionnez tous ici à loisir
— enfin si j’ai le temps du moins (je dois avouer qu’en temps normal, je ne suis pas beaucoup versé dans ce type de lecture psychanalytique qui m’intéresse peu).
Merci pour les commentaires encore une fois, tout le monde (dire que cet article reçoit ces commentaires plus de deux ans après publication).