Archive for novembre, 2007

30th nov 2007

Les contes de fées

J’ai longuement hésité à écrire ce billet et créer cette catégorie “littérature” — que j’inaugure par ce billet — parce que je me demandais si ça intéressait du monde de savoir ce que je lis, et surtout… ce que j’en pensais.
Après tout, tout le monde lit (plus ou moins) et a un avis. Est-ce si intéressant de savoir ce que les autres ont pensé? N’est-ce pas seulement notre opinion qui importe quand il est question d’art? Mais d’un autre côté, j’ai moi-même découvert des choses car on me les a conseillées. Je verrai si je continuerai à l’avenir et surtout si ça vaut le coup de parler exhaustivement de mes lectures (pas si nombreuses) ou juste des plus marquantes. Pour commencer, je ne vais parler que des marquantes (en bien de préférence pour l’instant, ou du moins en critique honnête, sauf si vraiment je veux crier ma rage).

Sous ce titre “contes de fées”, je vais parler de 2 œuvres. Il est très dur de parler d’œuvres classiques, car il existe déjà de nombreuses critiques bien mieux écrites que les miennes.
Mais je voulais néanmoins faire part des sentiments que j’ai éprouvé en lisant les contes des frères Grimm d’une part, Peter Pan de Sir Matthew Barry de l’autre, car les deux lectures m’ont marqué, à des niveaux différents.

Contes de Grimm

En fait, un seul sentiment, tout pourrait se résumer en un mot simple: dégoût. Très franchement, j’ai du mal à comprendre comment des œuvres aussi horribles ont pu bercer notre jeunesse. Pour une fois, heureusement que ça a été édulcoré par le marketing Disney… Ou bien? Est-ce si sûr? Car finalement les valeurs prônées par ces contes restent là, en suspens. Elles sont juste mieux cachées, et elles éduquent nos jeunes. Au moins les histoires originelles ont cela d’honnêtes que ces morales sont horribles, mais claires. Les versions Disney ou assimilé par contre ont les mêmes morales, mais fourbes.
Bon, où veux-je en venir? Et bien, imaginez des histoires dont le seul but est de dire que “l’argent fait le bonheur”, que “les beaux sont bons, les bons sont beaux; les moches sont méchants, les méchants sont moches”, que “le pouvoir fait le bonheur”, que “le mariage rend heureux” et autres morales du même goût. Vous avez maintenant l’ensemble de l’œuvre des frères Grimm. Personnellement quand un conte se finit avec la méchante belle sœur punie qui crache des crapeaux à chaque mot, ok c’est horrible. Par contre que la gentille héroïne elle se marie avec le prince charmant et crache des pièces d’or à chaque mot… vous trouvez ça vraiment cool? Bon c’est certes un chouille moins écoeurant que les crapeaux, mais perso pour moi c’est tout aussi horrible de vivre ainsi en crachant des pièces (même si c’est de l’or). Mais non… l’héroïne est riche, elle est mariée, tout est bien qui finit bien!
Grimm Brothers Monument at Hanau (Germany), sculpted by Syrius Eberle
Quand on en arrive à une histoire où l’héroïne se marie avec son propre père à la fin, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, vous trouvez ça cool vous? Ben heureusement, le père est roi, il est riche, donc tout va bien.

Enfin voilà. très personnellement ces contes m’ont dégoûté des contes de fée. Je ne critique pas les frères Grimm attention. Je sais pertinemment que leur rôle n’a été que de la transcription, un boulot simple d’historien. Ils se sont contentés de répertorier les contes ancestraux des villages qui allaient se perdre. Et heureusement qu’ils l’ont fait. C’est toujours moche de perdre une partie de son histoire et de son folklore. Donc d’un strict point de vue historique, c’est intéressant. Pour la sauvegarde du patrimoine, pour savoir ce qu’il en est, mais aussi où on en est, je ne vais pas dire le contraire, c’est bien de lire ces contes. Par contre, par pitié ce sont des histoires d’un autre temps, donc d’autres mœurs (mais la société actuelle a-t-elle vraiment d’autres mœurs?), et qui véhiculent des morales que je trouve absolument révoltantes. Alors qu’on ne nous sérine plus de la gentille bergère pauvre qui atteint le bonheur parfait avec la mariage, la richesse et le pouvoir, je trouve ça horrible.
C’est donc une lecture intéressante, instructive, mais fort désagréable. Par contre il est vrai qu’on comprend mieux ainsi comment notre société en arrive (à vous de mettre ce que vous voulez dans ce “là”, pour une fois, pas de lien) avec ce background philosophique.

Peter Pan

Pour poursuivre sur les contes, je vais maintenant en citer un autre, qui est par contre bien plus beau. Il a également été édulcoré par les Majors du cinéma dans les diverses adaptations, car c’est vrai qu’il est dur. Pourtant il n’en reste pas moins beau. Il s’agit du très célèbre Peter Pan. Tout le monde connaît en particulier l’adaptation de Disney. Ces dernières années ont d’ailleurs connu un renouveau des adaptations, des suites, des remakes, des histoires parallèles sur tout média. Mais combien de ces œuvres voguent réellement sur les messages de l’œuvre originelle, et sur l’univers décrit? Combien de personnes connaissent le roman originel, écrit par Sir Mattew Barry?

Statue de Peter Pan à Kensington Gardens, Londres, Royaume-Uni
Pour reprendre à la première question, je dirais que personnellement je ne connais qu’une seule œuvre qui réponde au critère (peut-être y en a-t-il d’autres, mais alors je ne les connais pas, pourtant j’en ai vu des versions). Il s’agit de la bande dessinée éponyme de Régis Loisel. Contrairement à la plupart des adaptations, cette BD a pris la liberté d’imaginer “l’avant Barry” (et pourtant c’est la plus proche de l’œuvre de Sir Barry selon moi): d’où vient Peter Pan? Qui était-il? Comment est-il devenu Peter Pan? Tant de questions à la réponse très dure, brutale et acide trouvent réponse dans la bande dessinée de Loisel. En tant que grand fan de bandes dessinées — et de Loisel aussi depuis — je ne saurais que vous conseiller de lire l’histoire de Peter Pan selon Loisel, et d’admirer ses dessins fabuleux. Attention, vous allez pleurer. C’est une histoire aussi dure que belle.

Pour la seconde question, vous y aurez répondu de vous-même: personne ou presque ne connaît l’œuvre originelle. Et pourtant… ô combien elle est plus intéressante, plus profonde que la plupart des adaptations. Il s’agit d’une véritable étude de l’enfance. On raconte que Barry était un grand enfant, qu’il refusait justement de grandir, et qu’il a toujours aimé s’amuser avec les enfants. Cependant son histoire montre bien qu’il n’en avait pas moins parfaitement cerné l’enfance, le comportement enfantin, et tous ses travers. La cruauté de l’enfance et des enfants, nous connaissons tous ça. Est-on étonné alors que le petit garçon du pays imaginaire qui ne veut pas grandir n’a rien à envier en cruauté au capitaine Crochet lui-même? (celui que Barry disait — pour faire une cross-référence, et un hommage à l’île au trésor — être le seul pirate au monde qui faisait peur à Barbecue… notre bon vieux Long John Silver)
Mais tout est jeu pour Peter. Jusque dans les combats contre les pirates où il sait se montrer rieur et fair-play (ce que d’aucun appellerait de la naïveté, voire de la bêtise. Et c’est aussi le cas puisqu’il risque gros, mais vous verrez plus bas pourquoi il n’apprend jamais de ses erreurs et reste constamment un enfant naïf), tout en étant sanguinaire et meurtrier.
Qui savait que Clochette n’était pas simplement une gentille petite peste? Non ça c’est pour les petits enfants qui rigolent qu’on dit ça. C’était en fait le machiavélisme réincarné dans un corps potelet, mignon. La belle et mignonne petite poupée meurtrière… Jamais elle n’a regretté ses trahisons, ses tentatives de meurtre à l’égard de Wendy… Non, elle aimait Pan, et tout est bon pour le garder pour elle seule. Quand J.K. Rowling a voulu montrer que l’amour est beau et arrive à rendre bon les “méchants” (lire le dernier tome pour comprendre de qui je parle), elle n’a pas montré les travers de l’amour possessif. Clochette est à elle seule la représentation des extrémités auxquelles peut conduire l’amour.
Mais dans cette étude de l’enfance, l’une des caractéristiques les plus dures de cet univers est “l’oubli perpétuel”. Encore une fois, je n’ai vu cet aspect du pays imaginaire retranscrit (et surtout bien retranscrit) que dans l’œuvre de Loisel. En effet, qu’est-ce qui définit l’adulte? L’apprentissage. Les leçons de la vie. Les coups durs qu’on a connu. Et donc comment empêcher les enfants de grandir? En oubliant, tout simplement. Les personnages principaux oublient tout au fur et à mesure. Ils se réinventent leur vie à chaque instant. Des parents qui nous aiment? C’est quoi un parent? Un ami mort? Non je le connais pas. Je peux vous dire que cela donne des passages qui donnent des frissons (aussi bien dans le conte de Barry que dans la BD de Loisel). Est-ce vraiment de la chance de pouvoir oublier tous les mauvais moments d’une vie? Même quand ça implique d’oublier les bons moments aussi? Question philosophique à creuser, et qui l’a déjà souvent été.

Peter Pan, l’original, est donc un livre très fort, qui prend aux tripes et que les gens devraient lire, car il a été mis dans cette histoire 1000 fois plus que dans la version Disney (même si l’histoire est la même, je parle de tout l’univers). En plus, c’est très court, donc pas d’excuse. Vous apprendrez à découvrir qui était vraiment ce petit enfant qui ne voulait pas grandir, tellement fou qu’il était prêt à tuer ses camarades s’ils ne jouaient pas convenablement le jeu, heureux car il ne connaissait pas le malheur, triste car il ne connaissait pas le bonheur.

Conclusion

Au final, deux classiques des contes de fées, deux sensibilités. L’un, catalogue historique de contes sans que je comprenne comment cela peut faire rêver qui que ce soit. L’autre véritable réflexion sur la vie, sur l’enfance, sur l’adulte, sur soi. Je n’en conseille qu’un des deux personnellement si votre but est d’avoir un moment agréable, Peter Pan. Magnifique.

Note: la première photo est celle de la statue des frères Grimm, à Hanau en Allemagne, photographié par Dr. Meierhofer (licence GFDL); la seconde représente Peter Pan, célèbre statue de Kensington Gardens, à Londres au Royaume-Uni, photographié par Sebjarod et lâchée dans le domaine public (pour autant que ce soit possible, en France nous n’avons pas le droit d’abandonner nos droits par exemple).

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28th nov 2007

Pourquoi?.. il y a moins de virus sur les systèmes Libres?

Pour promouvoir nos systèmes d’exploitation Libres, un libriste mettra notamment en avant la quasi-inexistence des virus. A cela un ”windowsien” convaincu, qui ne supporte pas cette affreuse vérité, défendra son bon vieux Windows en argüant que la raison est uniquement qu’il n’y a pas suffisamment d’utilisateurs sous Linux, donc aucune cible intéressante pour les développeurs de virus. En général pour ne pas rentrer dans des explications inintéressantes, cela ne me dérange pas d’être d’accord. Après tout, qu’importe la raison? Les faits à l’heure actuelle sont là: sous Linux, vous n’aurez plus à vous préoccuper de ce qui est presque devenu comme une normalité sous Windows (c’est un peu comme si vous viviez dans un pays où sortir dehors est dangereux pour sa vie et qu’on vous disait que le pays voisin n’a pas de meurtrier uniquement parce qu’ils sont peu nombreux. Qu’importe la raison, ça vaut le coup de déménager, non?).

Virus de la grippe en microscopie électronique

Virus de la grippe en microscopie électronique
Content Providers(s): CDC/ Dr. Erskine. L. Palmer; Dr. M. L. Martin Creation Date: 1981 Photo Credit: Cynthia Goldsmith
Domaine Public

Néanmoins Greg m’a montré l’autre jour ce texte tentant d’expliquer maladroitement que la vraie raison serait la formidable sécurité des systèmes Unix (et ses descendants comme Linux). Il me demandait mon avis sur la pertinence du texte. Finalement ça m’a fait bondir plus que la simplification “il n’y a pas d’utilisateur, donc pas de virus”, car — bien que les deux raisons soient aussi absurdes (du moins données en argument majeur) — je préfère que ce soient mes détracteurs qui se décrédibilisent avec leurs explications poussives que des co-utilisateurs. En effet si on se met à rentrer dans des explications techniques, mais qu’elles sont foireuses, ça risque de faire plus de mal que de bien.
Donc comme après tout, sur ce journal, j’ai le temps (j’espère que vous aussi), j’ai pensé pouvoir proposer mon analyse sous la forme d’une liste non-exhaustive de raisons réelles de l’absence de virus. Par là-même, j’inaugure cette section “Pourquoi?” car on me pose régulièrement certaines questions, donc autant les compiler dans une catégorie du journal.

Moins d’utilisateurs

Il s’agit en effet du premier argument des afficianados de Windows. Et après tout, c’est vrai et c’est un très bon argument, merci. Donc je le reprends. Moins d’utilisateurs implique moins de cibles. Or les développeurs de virus veulent pouvoir toucher un maximum de personnes. Ils préféreront donc s’attaquer au système d’exploitation qui a le monopole: Windows. Bon point pour nous!

La diversité

Et là, l’air de rien le point précédent nous entraîne vers l’un des cœurs du problème: le monopole! Il est bien trop aisé pour quelqu’un de malveillant de s’attaquer au point commun de la majorité: tout le monde utilise le même système, les mêmes logiciels… Sur l’internet moderne, beaucoup sont des clônes logiques. Or l’une des choses que prône justement le Libre est la diversité.

Vous pourriez utiliser un système Libre (GNU/Linux, GNU/Hurd, BSD, et leurs innombrables variantes…) ou propriétaire (Windows, Mac OSX, les innombrables Unix…), un navigateur web Libre (Firefox, Galeon, Konqueror…) ou propriétaire (IE, Opera, Netscape…), un client email Libre (Thunderbird, Kmail, Claws mail, Sylpheed, Evolution…) ou propriétaire (Outlook…), etc., si la véritable compétition saine et coopérative existait dans le monde informatique, les virus auraient un impact quasi nul. En effet le principe technique d’un virus est de s’attaquer à une faille d’un système ou d’un logiciel. A partir de là, ces virus gagnent en efficacité en même temps que la faille est plus répandue, afin qu’ils puissent aisément trouver un ordinateur “voisin et similaire” pour se propager, de faille en faille, d’ordinateur à ordinateur. Néanmoins si l’ordinateur voisin n’a pas le même système/logiciel, le virus se retrouve bloqué! Or que se passe-t-il de nos jours? La plupart des ordinateurs ont une majorité de logiciels en commun (les produits Microsoft en particulier: le système Windows, les logiciels IE, Outlook Express, Live Messenger, MS Office; et les gens se fournissent chez les mêmes fournisseurs de services centralisés: MSN, Google, Yahoo, etc.). En conclusion un virus bien fait trouve toujours de quoi continuer son chemin et infecter un maximum de personnes.

Dans un monde informatique viable, il se retrouverait très vite dans des culs-de-sac, un monde où tout ordinateur peut communiquer avec un autre, en ayant pourtant des produits entièrement différents! C’est la magie de la diversité et l’une des raisons pour laquelle il est important de créer cette diversité, de ne plus accepter de suivre le troupeau et faire comme tout le monde “parce que c’est sûrement mieux si l’autre le fait” et de rétablir la concurrence loyale. Avec les systèmes GNU/Linux et autres systèmes Libres, c’est encore plus magique car même si la masse critique d’utilisateurs était atteinte[1], si tout le monde utilisait Linux, il resterait énormément de diversité. Le système lui-même existe sous d’innombrables formes[2], tout en restant compatible. Et il y a un choix, de qualité, impressionnant pour tout type d’application. Au final les choix dépendent des goûts, plus des monopoles. Les virus quant à eux sont piégés.

Systèmes sécurisés

Il est vrai que les systèmes Unix et Linux sont bien plus sécurisés que les systèmes Windows. Néanmoins il faut mettre un bémol sur l’argumentaire de l’article de Pierre Jarillon: aucun système n’est infaillible et Linux est loin de l’être aussi. En outre un facteur très important dans le monde des logiciels malveillants (dont les virus font partie) est le facteur humain, pas toujours uniquement technique. A savoir que la faille ultime dans énormément de virus ou assimilé (”vers”, “chevaux de troie”, etc.) consiste à profiter d’une non-connaissance de l’informatique (normale chez beaucoup d’utilisateurs). Ainsi vous recevez un mail que vous croyez provenir d’un ami, vous ouvrez une pièce jointe… et c’est le drame. Kevin Mitnick, l’un des “pirates informatiques” les plus connus du monde ne vous dira pas le contraire, lui qui piratait les plus grands organismes en basant une grande partie de ses attaques sur du “social engineering” (exploitation de failles humaines). Il a sorti d’ailleurs quelques ouvrages assez intéressants à lire sur le sujet.

Ceci dit, il est sûr que d’une façon générale, vous avez plus de barrières de sécurité sur un Linux. Par exemple un fichier ne peut être exécuté simplement en fonction de son extension (.exe, .bat, .vbs, etc. sous Windows), mais demande normalement une procédure d’exécution explicite que la plupart des utilisateurs ne comprendraient pas.
En outre la protection système/utilisateur protège le système, mais également le matériel. Et en utilisation normale si chaque membre de la famille a un compte sur l’ordinateur familial, seule la personne infectée peut perdre ses données, mais le cœur du système peut tout à fait rester sain ainsi que les données de toute autre personne qui a son propre espace.
Néanmoins dans un monde où l’informatique personnelle prend de plus en plus de place, les données personnelles deviennent plus importantes que la sécurité des systèmes, donc ces arguments perdent finalement beaucoup de valeurs. C’est pourquoi ce point d’argumentation qui semble primordial ne peut être le point majeur (quoique important à considérer car améliorable). La diversité reste toujours ce point majeur et le meilleur garant de la sécurité de toutes les données.

Rapidité des corrections

Un point qu’expose souvent la fondation Mozilla pour se comparer à Microsoft vis à vis de leurs produits concurrents (les navigateurs Firefox et IE) concerne la rapidité de correction des bugs et autres failles. Or il se trouve que ce point en faveur de Mozilla concerne en réalité tout le logiciel Libre. Dans un tel système communautaire, toute faille qui pourrait se révéler un point d’entrée important et dangereux pour du code malicieux est immédiatement auscultée, triturée et traitée par des centaines de docteurs, des spécialistes de la chirurgie du code sécuritaire, à toute heure du jour et de la nuit, dans tout pays, sans limitation de temps ou d’espace. Nous pourrions appeler les libristes: les Programmeurs sans Frontières. Nous sommes dans un monde connecté où, si les utilisateurs insouciants arrivaient à se rendre compte du modèle communautaire qui s’est créé autour du Logiciel Libre, ils en auraient le vertige. Je conseille à toute personne curieuse la lecture de l’intéressante étude “La cathédrale et le bazaar“, d’Eric Steven Raymond, qui explique ce phénomène, vécu par un informaticien qui a un jour tenté le pas du monde propriétaire vers le monde Libre et n’est depuis jamais revenu en arrière[3]. C’est un texte compréhensible par tous et édifiant. Le fait est donc que toute faille suffisamment importante pour mettre en danger une grande quantité de machines aurait une durée d’existence qui se compte en heures peut-être et une correction stable serait alors disponible dans les jours qui suivent. En fait je pense même, sans exagérer, que plus la faille est dangereuse, plus elle mettra de développeurs sur le pied de guerre, et donc moins la faille aura de chance de servir à un virus efficace.
On peut donc en déduire cette loi particulièrement étonnante dans le monde du Logiciel Libre:

Plus le virus est dangereux et contagieux, moins il fera de dégâts et moins il se répandra. Des victimes (informatiques) graves peuvent être à déplorer mais jamais des hécatombes.

Au final on rejoint même le point sur la diversité encore une fois, puisque les nombreuses corrections font que de nombreuses versions d’un logiciel existe (plus que les logiciels propriétaires qui ont en général une périodicité de “patch” bien plus longue). Et parfois des différences mêmes minimes peuvent invalider une faille. Donc même pour un logiciel présent sur un nombre considérable de machines, rien ne garantit qu’il s’agit de la même version sur toute machine, donc qu’une faille commune existe partout.

Le besoin de reconnaissance

Ce point d’étude d’une catégorie sociale est délicat… déjà parce que je ne suis pas sociologue ou psychologue. Néanmoins un fait évident est que beaucoup de personnes cherchent une forme de reconnaissance, et les développeurs (de virus notamment) n’échappent pas à la règle, contrairement à ce qui est dit dans l’article de Pierre Jarillon. Ils se font connaître sous des pseudos et seulement dans des sphères très limitées, néanmoins qui veut rester constamment anonyme dans son œuvre? Pourquoi? Parce que ce sont des gens potentiellement doués, du moins ingénieux et qu’ils veulent le prouver probablement, même si ce n’est que vis à vis de leurs amis. Or dans le monde propriétaire, ils n’ont pas de code source et quand ils trouvent une faille dans un logiciel, ils pourraient en parler, mais ont rarement de la reconnaissance (je n’ai jamais entendu parler d’un communiqué de presse remerciant des utilisateurs qui ont aidé à débugguer un produit par exemple, et encore moins en les nommant), voire parfois ont des ennuis[4]. Donc quitte à être considéré comme des hors la loi, beaucoup se disent probablement “allons jusqu’au bout et attaquons ceux qui nous attaquent“. Dans le Libre, les mêmes développeurs auraient accès au code des produits, sont autorisés et même encouragés à y chercher des failles et s’ils en trouvent, ils vont être amenés à deux choix:

  • profiter de leur découverte pour créer un virus, en espérant que cela touche un maximum de personnes et qu’ils puissent se glorifier auprès de leurs amis si leur virus devient connu; tout cela en connaissant les risques légaux, et en sachant tous les points précédents, à savoir que la faille visée n’est sûrement pas sur toutes les machines et que dès que le virus sera connu, des centaines de développeurs seront en train de corriger la faute et que l’épidémie sera endiguée à peine débutée;
  • corriger le bug, avoir son vrai nom qui apparaîtra dans le code et sur le site du logiciel, être reconnu, voire connu si on contribue régulièrement, et s’il s’agit de contributions majeures, qui sait, avoir éventuellement son nom dans des communiqués officiels avec de chauds remerciements.

Je vous laisse donc voir ce que vous choisiriez. Je n’insinue pas que le premier cas est improbable. Pour certains qui ont le goût du risque, cela peut être un pari à prendre. Ils peuvent vouloir prouver être meilleurs que les centaines de développeurs émérites qui vont tenter de les contrer; ou encore que les petits cons dans mon genre ont tort et qu’ils sont capables de créer de véritables raz de marée dans le monde Libre; voire qu’ils sont capables de créer des virus totalement incontrôlables et rapides à se propager et que personne n’arrive à arrêter pendant plusieurs jours, voire semaines. Ceci dit j’ose croire que des personnes arrivant à ce genre de réflexion ne doivent pas être très malins s’ils ne savent prendre la mesure des choses et donc que leurs virus seront de piètre qualité.
On pourrait résumer par “le Libre, c’est cool, on va les aider; le proprio, ils nous décrient, on va leur montrer qu’ils ont de quoi avoir peur”, ou encore “rendons à autrui ce qu’ils nous donnent: de la confiance ou de la peur?”.
En tous les cas, être libriste, ce n’est pas forcément être un grand gentil rêveur, altruiste et généreux. On peut tout à fait être libriste et ne vouloir que de la gloire ou être totalement égoïste. Je pense que beaucoup le sont. C’est donc un mouvement qui permet à ces gens là aussi d’évoluer agréablement tout en bénéficiant à l’ensemble de la communauté. Finalement c’est une logique où tout le monde y gagne et qui sait utiliser le meilleur de chacun, même à partir du pire.

Conclusion

Je pense qu’il existe d’autres raisons. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas un sujet simple et sûrement pas résumable en “peu d’utilisateurs” ou “trop bien sécurisé” (même si les deux sont vrais!), deux points intéressants mais loin d’être les raisons majeures selon moi. Des 5 points cités, je pense que les deux majeurs sont le 4/ (réactivité des développeurs) et le 2/ (diversité), puis le 5/, le 3/ et enfin le 1/. Au final tout le contraire des “présupposés”.
Pour conclure je dirais qu’il existe un moyen d’avoir des réponses complémentaires bien plus intéressantes: faire une étude auprès des communautés de développeurs de virus et produits malicieux directement; les interviewer, leur demander pourquoi ils ciblent Windows et non Linux, etc. Après tout ce sont les vrais concernés donc leurs réponses sont les meilleures venues pour avoir la vérité. Si une telle personne passe, je suis partant pour qu’il donne son opinion sur le sujet.
Quoiqu’il en soit, ce serait un sujet de socio plutôt intéressant mais certes difficile à mettre en œuvre car il n’est pas aisé de contacter de telles personnes, encore moins d’être sûrs qu’ils sont qui ils prétendent être. En attendant, cela reste un mystère. Mais par pitié, ce sujet, comme d’autre, est compliqué, donc arrêtons de le simplifier pour avoir à tout prix raison, car ça pourrait se retourner contre nous.
Et après tout qu’importe, je vous l’ai déjà dit: chez nous, vous n’aurez pas à vous préoccuper des virus et autres horreurs que vous vivez chez le monopoliste, alors… qu’attendez-vous pour nous rejoindre?

[1] C’est à dire si le nombre d’utilisateur devient une cible “intéressante”, et donc le point 1/ invalidé.
[2] Enormément de “distributions”, qui correspondent au même système mais avec une approche de gestion différente: Red Hat, Suze, Mandriva, Debian, Ubuntu, Gentoo, Arch, etc.; mais également des “cœurs” — le noyau — différents, etc.
[3] Au point qu’il créera le mouvement Open Source sur les bases du mouvement du Logiciel Libre.
[4] Ce n’est plus de la non-reconnaissance, mais carrêment de l’ingratitude parfois: lire le cas des informaticiens qui ont prouvé que la carte vitale n’était pas sécurisée ou encore de celui qui a prouvé que les cartes bancaires étaient falsifiables. On peut aussi considérer la réaction de Cisco face à cet informaticien qui trouve une faille majeure dans leurs routeurs.

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27th nov 2007

Ménage d’hiver

Certains l’auront peut-être remarqué (si je n’ai pas perdu tous mes lecteurs en un an d’absence), je reprends de l’activité sur ce journal. Tout d’abord, je change le look (vous voyez le premier jet, mais je travaille encore dessus et changerai peut-être des détails). Pour ceux qui se posent la question, l’image logo est un dessin que j’ai depuis quelques années, dessiné par Marion Poinsot (à l’origine, je voulais l’utiliser pour un programme que j’écrivais mais qui n’a pas vu le jour). Ce n’est malheureusement pas un dessin Libre car Marion Poinsot m’avait demandé à l’époque de ne pas l’utiliser pour des programmes commerciaux[1] (même si je trouve ça dommage mais comme toute personne dans tout domaine, les artistes ne se rendent pas compte des avantages des licences Libres, pour eux-même comme pour les autres), mais je vais peut-être la recontacter et lui demander à tout hasard si elle accepte de libérer, par principe. Quoiqu’il en soit, j’aime bien ce dessin, et l’original (noir et blanc) trône fièrement dans un cadre de ma chambre. Les libristes l’auront compris: cela représente Tux le viking, le barbare Gnou de Gnu, et la Sainte Marmotte aux pouvoirs démentiels.

En parallèle, je vais agrémenter dans un futur proche ce journal de pages intemporelles (c’est à dire en plus des billets), avec certains tutoriaux tout d’abord que j’avais écrit à une certaine époque pour aider des gens après une demande. Ce sont cependant des tutos plutôt techniques, donc ne pas lire si vous n’êtes pas développeur ou gros bidouilleur. Je rajouterai peut-être d’autres documents, notamment certains documents Libres et de qualité que j’aurais glânés sur le net. Il se peut que quelques textes plus réflexifs, pour un public plus large, viennent compléter le journal.

Je rajouterai aussi quelques pages informatives relatives à ce site, tout d’abord une page sur les licences d’utilisations de tout élément (texte, image, ou autre) provenant de ce site en règle général.
Je voulais aussi parler de ma page de liens parce que c’est un élément important. Il s’agit de gens ou de sites qui sont de grosses références pour ma part et dont je conseille la lecture. La liste n’est pas exhaustive, mais je la complèterai quand je jugerai cela nécessaire.
Voili voilà. C’est tout pour aujourd’hui. A bientôt pour de nouvelles lectures!

[1] Quoique ayant l’original, je me demande si je ne peux pas en faire ce que je veux légalement… néanmoins je respecterai la volonté de l’auteur, même si je ne suis pas d’accord, car elle a été super sympa de me faire ce dessin personnalisé, qui représente une part de ma folie, et je l’en remercie énormément! Inutile donc de me demander si vous avez le droit d’utiliser ce dessin pour l’instant… Mais il est certain que c’est très triste que mon dessin symbole de la Liberté ne soit même pas lui-même Libre. :-/

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23rd nov 2007

Les manchots ne sont pas manchots…

J’inaugure cette section “uhuhuh” (autrement dit “humour”) avec cette image que m’a envoyé un ami. Le texte associé est:

[17:31:56] <greg> Quand il programme tux, il rigole pas : http://www.xmonad.org/images/screen-triplehead-galois.png
[17:32:22] <greg> drôle de clavier quand même

Tux, guerrier du code

Tux, guerrier du code (licence permissive)

P.S.: je ne connaissais pas le projet avant, mais puisque j’utilise leur image, la moindre des choses est de présenter le produit: xmonad est l’un des nombreux gestionnaires de bureau qui existe sous GNU/Linux, et on le voit tourner sur cette photo.

P.P.S.: pour comprendre la blague du titre, il faut savoir que Tux est le symbole du projet du kernel Linux. Par conséquent à voir comme Tux est efficace, on se demande pourquoi on appelle les gens maladroits des manchots.

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21st nov 2007

La Guerre des Messagerie Instantanée — épisode 6: le retour du mercredi soir (presque jeudi)

Bon j’avais promis une trilogie pour ma “Guerre des messageries instantanées“. En voici donc le troisième épisode, après certes avoir laissé filer une bonne année et j’en suis désolé.
Instant Messaging Wars

  • [Episode 1: La Menace des Fantômes]
    Nous avons donc vu que d’une part, nous avons des réseaux fermés dont les entreprises patronnes ont une morale variant en fonction des porte-feuilles des clients. Toute tentative de compatibilité n’est qu’alliance de pouvoir; liberté ou vie privée ne sont que des mots vains dans ce contexte.
  • [Episode 4: Un Nouvel Espoir]
    D’autre part, nous avons une fondation à but non lucrative dont le protocole est normalisé par l’IETF. Ce protocole a été créé dans un but d’intéropérabilité (IM Federation) et d’ouverture du réseau des messageries instantanées de façon totalement transparente, à l’image de l’Internet et du Web, ou même de la téléphonie mondiale.

Ce billet reprendra divers points pour mettre l’emphase sur l’avenir radieux que j’entrevois pour Jabber. Il fait donc office de conclusion temporaire (temporaire, car la guerre n’est pas finie).

La percée

Concrêtement ce protocole commence à être utilisé par Google, le projet Gizmo (spécialisé dans la voix sur ip), wildfire, Antepo (Adobe), meetic, Skyrock, et diverses autres entreprises.

Notez que je ne cite ici que quelques entreprises pour lesquelles j’ai entendu parler d’utilisation de Jabber. Je me limite à cette liste non-exhaustive d’organismes à but lucratif pour démontrer la viabilité commerciale d’un tel système, tout en promulgant l’intéropérabilité. Car que vous utilisiez le client d’une entreprise ou d’une autre, que vous “surfiez” sur le réseau de l’un ou de l’autre, vous êtes accessibles par tous, et tous peuvent vous parler (du moins, si l’entreprise a ouvert son réseau de messagerie, ce qu’on peut rapprocher des notions intranet/internet). Et encore, je ne parle pas des innombrables réseaux et serveurs à but non lucratifs, de même que les clients (dans le sens “logiciel pour se connecter”, cf. la définition de “client” dans Wikipedia) divers et variés gratuits (ou mieux souvent Libres) existants.

L’avenir légal et philosophique

De même que je crois à la popularité croissante des systèmes d’exploitation Libres (les distributions GNU/Linux en tête) dans les années à venir, je crois aussi en la popularité de ces systèmes de messagerie ouverts, et en particulier puisque les réseaux de messageries propriétaires refusent obstinément d’être “tout-terrain”. En effet en tant qu’utilisateur essentiel de système GNU, je n’ai pas de client officiel pour MSN, AIM, ICQ… Il existe bien des clients développés par des développeurs tiers, par “décodage” (rétro-ingéniérie) des protocoles. Mais en général cela implique une forme d’illégalité car les licences d’utilisation des dits-protocoles interdisent ce genre de pratique [1]. En d’autres termes, si je veux utiliser MSN sous mon système GNU, je suis potentiellement un hors-la-loi (selon les lois de mon pays car ce genre de contrat international est toujours interprétable en fonction des lois nationales[2]). Merci, c’est ce que j’appelle une magnifique promotion d’intéropérabilité.

De son côté Jabber propose un système accessible par tous, pour tous et pour tout. J’ai bon espoir que progressivement les entreprises comme les particuliers seront de plus en plus nombreux à s’en rendre compte, puis à contribuer et faire évoluer le protocole comme cela a déjà été fait pour le monde logiciel en particulier (et tout libriste sait avec quel grand succès).

L’avenir technologique

L’un des arguments anti-Jabber les plus marquants concerne les fonctions manquantes.

Jabber est plus récent que d’autres réseaux, mais chaque amélioration du protocole est discutée publiquement et de façon transparente. Chaque option est mûrement réfléchie par des spécialistes des réseaux. Ainsi la Jabber Foundation ne promeut pas tout et n’importe quoi, mais assure une base solide et sécurisée du réseau. Donc la patience de quelques mois assure la qualité.
Ensuite il faut bien noter que les réseaux propriétaires ne sont pas toujours mieux. Le réseau MSN par exemple (dont on entend plus souvent parler en France parce qu’il est major ici) ne possède toujours pas la fonctionnalité d’envoi de message hors ligne (ce que Jabber a depuis ses débuts, et que même l’ancêtre ICQ possède depuis de nombreuses années!). Or un système de messagerie sans la possibilité d’envoi de message hors ligne est un comble. Ce serait comme l’envoi d’email à des gens rendu impossible si ces derniers ne sont pas connectés.
Remarquez aussi que l’envoi de fichier est bridé (que ce soit au niveau débit que du type de fichier, du moins c’était vrai lors de tests que j’ai effectué avec des amis il y a un an) sur MSN.

En particulier l’arrivée de certains grands noms dans le monde Jabber fait bouger ce dernier, et en particulier l’arrivée de Google. Google Talk commence ainsi tranquillement à faire parler de lui. Il semblerait que cela fasse plus sérieux d’avoir une adresse Gmail ou un compte de messagerie Gtalk que MSN ou AIM (c’est une constatation que j’ai faite d’une part parce que des connaissances ont changé leur adresse email en rentrant dans la vie active — prétextant qu’une adresse Google “faisait professionnel” — et par le fait que mon entreprise autorisait seulement Gtalk et Skype en interne, mais non MSN). En parallèle de la recherche est faite dans l’amélioration du protocole Jabber, en collaboration avec la Jabber Foundation. Nous voyons donc arriver des fonctionnalités comme la voip, une amélioration du transfert de fichier pour passer plus aisément les NAT, probablement bientôt la vidéo, mais également le travail collaboratif (tableau partagé, vidéo conférence, etc.), les jeux par Jabber, et de nombreuses autres fioritures qui feront plaisir aux entreprises comme aux particuliers. Je vous conseille cet excellent article de Nÿco: Jingle, la voix et les sessions multimédia sur Jabber.

Au final je pense donc que contrairement à ce qu’on entend, le progrès technologique dans le monde de la messagerie instantanée vient de ces protocoles Libres et qu’à très moyen terme, cela se ressentira de plus en plus et la différence va commencer à se creuser au profit de Jabber.

Conclusion

Jabber propose la liberté de choix (choix du serveur, des services, des fonctionnalités) et économique. Les fonctionnalités avancées sont déjà là ou en chemin. Elles prennent parfois leur temps, mais je sens qu’elles vont faire du grabuge.
Je suis persuadé que nous vivons la fin d’un modèle de contrôle des communications par Internet. Si vous voulez participer à cette révolution et rejoindre les autres pionniers, c’est le moment.

[1] Vous n’êtes pas autorisé à désassembler, décompiler ou reconstituer la logique du logiciel utilisé dans le cadre du service, sauf et uniquement dans la mesure où ces activités sont expressément permises par la loi.
extrait du contrat du service MSN Live au jour du 21/11/07.

[2] En France, certaines avancées légales sont en bonne voie pour forcer l’intéropérabilité et “interdire l’interdiction” de rétro-ingéniérie notamment, comme par exemple la RGI. Néanmoins il s’agit de bataille légales qui font rage dans ce pays (et d’autres) dernièrement et rien ne garantit la pérénité de ces lois. En outre, il n’y a pas que la France dans le monde…

Erratum du 25/11/07: on me dit que MSN a l’envoi hors-ligne maintenant en fait. Il était temps. ;-)

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